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Décret tertiaire et locatif résidentiel : ce qui se prépare

Le décret tertiaire concerne le non-résidentiel, mais le résidentiel locatif suit son propre calendrier réglementaire avec la loi Climat-Résilience.

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Décret tertiaire et locatif résidentiel : ce qui se prépare

On confond souvent décret tertiaire et restrictions locatives résidentielles, mais il s'agit de deux cadres réglementaires distincts. Le décret tertiaire concerne les bâtiments non résidentiels (bureaux, commerces, hôtels, etc.). Le résidentiel locatif suit son propre calendrier via la loi Climat-Résilience. Ce point fait le tri.

Réglementation énergétique : décret tertiaire et loi Climat-Résilience
Deux cadres réglementaires distincts mais complémentaires : décret tertiaire pour les bureaux et commerces, loi Climat-Résilience pour le résidentiel locatif.

Le décret tertiaire en bref

Le décret tertiaire (parfois appelé décret 'éco-énergie tertiaire') impose une réduction progressive des consommations énergétiques des bâtiments tertiaires de plus de 1000 m² : -40% en 2030, -50% en 2040, -60% en 2050 par rapport à une référence.

Cela ne concerne pas le résidentiel locatif. Mais cela donne le ton de la trajectoire réglementaire : l'État pousse à la décarbonation du parc immobilier, secteur après secteur.

Le résidentiel locatif suit son propre calendrier

Côté résidentiel locatif, le cadre est posé par la loi Climat et Résilience de 2021 :

Ces dates concernent les nouveaux baux. Les baux en cours continuent jusqu'à leur terme. Mais à la première vacance ou au premier renouvellement, le bailleur doit avoir mis le bien aux normes.

Ce que ça change concrètement pour les bailleurs

Pour un bailleur dont le patrimoine comporte des logements classés F ou G aujourd'hui, deux trajectoires possibles :

Comment le Mandat Énergie s'inscrit

Le Mandat Énergie côté bailleur permet de mettre un logement aux normes énergétiques sans avancer de fonds, en compensant les loyers de portage par les revenus de l'autoconsommation collective. Il s'inscrit dans une trajectoire d'anticipation.

L'enjeu n'est pas seulement la conformité DPE : c'est aussi l'attractivité locative durable. Les biens performants se louent plus vite et fidélisent leurs locataires. Anticiper, c'est protéger le revenu locatif sur la durée.

Questions fréquentes

Les logements occupés en bail en cours sont-ils concernés immédiatement ?
Non. Les baux en cours continuent jusqu'à leur terme. Les restrictions s'appliquent aux nouveaux baux. Mais à la première vacance ou renouvellement après la date d'échéance, le bailleur doit avoir mis le bien aux normes pour le reproposer à la location.
Y a-t-il des aides publiques pour les travaux ?
Plusieurs dispositifs existent (MaPrimeRénov', certificats d'économie d'énergie, éco-prêt à taux zéro pour propriétaire bailleur, etc.). Les conditions évoluent dans le temps. Le Mandat Énergie ne dépend pas de ces aides, mais elles peuvent éventuellement les compléter selon votre situation.
Les biens classés D sont-ils concernés ?
Pas par la loi Climat-Résilience actuelle, qui s'arrête à E. Mais le calendrier réglementaire pourrait évoluer dans les années qui viennent. Anticiper sur les biens D améliore la position face à une éventuelle évolution future.
Qu'arrive-t-il à un bailleur qui ne se met pas en conformité ?
Le bien ne peut plus être proposé à la location en nouveau bail. Le bailleur perd le revenu locatif sur ce bien jusqu'à mise en conformité. Aucune sanction pénale dans le cadre actuel, mais une perte de revenus directe.

Pour aller plus loin

Votre patrimoine locatif est-il prêt pour les échéances ?

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