
Tarif de rachat du surplus en octobre 2026
La réponse courte : 1,1 c€ par kWh, hors taxes, pour les installations jusqu'à 100 kWc dont la demande complète de raccordement a été déposée à compter du 5 juin 2026.
Ce tarif résulte d'un arrêté du 1er juin 2026 qui modifie l'arrêté du 6 octobre 2021, souvent appelé « S21 ». Il est indexé de 2 % par an, à la date anniversaire du contrat. Le contrat d'obligation d'achat est signé avec EDF Obligation d'Achat pour 20 ans.
Pour mesurer l'écart : avant la réforme, le surplus des installations de 9 kWc ou moins était acheté 4 c€/kWh. Dans le même temps, la prime à l'investissement a été supprimée. Nous faisons le point complet sur ce qui reste dans notre article sur les aides aux panneaux solaires en 2026.
Qui est concerné, et à quelles conditions
Le nouveau tarif s'applique selon la date de la demande complète de raccordement, et non selon la date des travaux.
- Un dossier complet déposé avant le 5 juin 2026 garde les anciennes conditions.
- Un dossier encore en instruction ce jour-là, y compris en attente de pièces, ne peut plus en bénéficier.
- Toute demande complète déposée depuis relève du nouveau régime.
Si votre installation est déjà en service, elle relève des conditions de son propre dossier. La réforme concerne d'abord les projets à venir : c'est sur eux que le calcul économique doit être refait.
Trois règles encadrent la vente du surplus pour une maison :
- Jusqu'à 9 kWc, seule la vente du surplus est éligible. Vous consommez d'abord votre production, puis le reste part sur le réseau. La vente de la totalité de la production n'est pas éligible au tarif d'achat dans cette tranche.
- L'installation doit pouvoir être mesurée seule par un dispositif de comptage du gestionnaire de réseau.
- Le tarif est fixé à l'entrée : c'est la demande de raccordement auprès d'Enedis qui détermine la date d'entrée dans les conditions tarifaires.
Pourquoi le kWh consommé vaut beaucoup plus que le kWh injecté
Quand vous consommez un kWh produit par vos panneaux, vous évitez d'acheter ce kWh au réseau. Notre moteur de calcul valorise ce kWh autoconsommé à 18,25 c€ HT. Quand vous injectez ce même kWh, il vous est acheté 1,1 c€ HT.
L'écart est tel que la question n'est plus « combien vais-je revendre ? », mais « quelle part de ma production vais-je utiliser moi-même ? ». C'est ce qu'on appelle le taux d'autoconsommation.
Nos conventions de calcul donnent un ordre de grandeur. Pour une maison de 100 m² tout électrique qui consomme 13 350 kWh par an :
Passer de 6 à 9 kWc augmente la production, mais une part croissante de cette production est injectée, donc valorisée 1,1 c€. Le gain supplémentaire reste réel, mais il progresse beaucoup moins vite que la puissance installée. Ces chiffres sont des estimations : chaque profil de consommation donne un résultat différent, confirmé par l'étude.
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Dimensionner pour consommer, pas pour vendre
Dans l'Hérault et le Gard, notre moteur de calcul retient 1 450 kWh produits par kWc et par an pour une toiture bien exposée et sans ombrage. Cela donne environ 4 350 kWh par an pour 3 kWc, 8 700 pour 6 kWc et 13 050 pour 9 kWc. Le détail figure dans notre article sur la production solaire dans l'Hérault et le Gard.
Ces valeurs varient avec la toiture. Par défaut, notre moteur retient 1 300 kWh par kWc et par an, et environ 1 050 dans la moitié nord de la France. Une étude réelle sur une maison près d'Arles, toiture orientée sud-ouest, faiblement inclinée et ombragée à 6 %, a donné environ 1 330 kWh par kWc et par an. L'orientation et l'ombrage se mesurent donc avant de choisir une puissance.
Cette production n'a de valeur que si elle rencontre une consommation au même moment. Le cas d'une maison chauffée au gaz l'illustre bien : avec 800 kWh d'électricité par an hors chauffage, 3 kWc ne donnent qu'environ 13 % d'autoconsommation, et de l'ordre de 142 € HT d'économies par an.
La règle de dimensionnement change donc :
- on part de votre consommation réelle, et surtout de sa répartition dans la journée ;
- on retient la puissance qui couvre bien vos usages de jour, pas la plus grande que la toiture accepte ;
- on regarde quels usages peuvent être décalés vers les heures de production.
Le solaire paie quand la consommation électrique est importante et a lieu en journée. Avec un surplus à 1,1 c€/kWh, une installation surdimensionnée produit surtout de l'électricité peu valorisée.
Le pilotage, premier levier avant la batterie
Si vous ne pouvez pas changer votre consommation totale, vous pouvez souvent changer son heure. C'est le rôle du pilotage, aussi appelé EMS (système de gestion de l'énergie). Il déclenche certains appareils quand vos panneaux produisent :
- le ballon d'eau chaude, notamment un ballon thermodynamique, chauffe en milieu de journée plutôt que la nuit ;
- la climatisation rafraîchit la maison pendant les heures de production, avant le retour de la famille ;
- la recharge d'un véhicule électrique se cale sur le soleil quand le véhicule est présent.
Chaque kWh ainsi déplacé passe de 1,1 c€ à 18,25 c€ dans nos conventions de calcul. C'est pourquoi nous plaçons le pilotage avant toute batterie. Nous l'expliquons en détail dans notre article sur le pilotage intelligent.
La batterie, virtuelle ou physique, ne vient qu'ensuite, et seulement dans certains profils. Nous présentons notre position d'octobre 2026 dans l'article batterie virtuelle ou batterie physique.
Faut-il quand même signer un contrat d'achat ?
Oui, dans la plupart des cas. Même faiblement rémunéré, le surplus injecté est encadré par un contrat sur 20 ans avec EDF Obligation d'Achat, indexé chaque année. Sans contrat, l'électricité que vous n'utilisez pas part sur le réseau sans contrepartie.
La démarche a été simplifiée. Un parcours simplifié permet de déposer en même temps la demande de raccordement et la demande de contrat d'achat, dans la zone de desserte d'Enedis et lorsque le raccordement ne nécessite pas de travaux. Nous détaillons l'enchaînement complet dans notre article sur les démarches d'installation.
Considérez la vente du surplus comme un complément, pas comme le moteur économique du projet. Une étude sérieuse la mentionne, mais ne construit pas son estimation dessus.
Un point de vigilance enfin : si un simulateur ou un devis valorise encore le surplus à l'ancien tarif, ou y ajoute une prime à l'investissement, ses estimations ne correspondent pas à un projet lancé en octobre 2026. Demandez toujours sur quelle valeur de rachat le calcul repose.
Estimer la part que vous consommerez vous-même
Votre taux d'autoconsommation dépend de trois éléments : votre consommation annuelle, sa répartition entre le jour et le soir, et les usages que vous êtes prêt à piloter. Une simulation rapide donne un premier ordre de grandeur. L'étude affine ce résultat à partir de vos factures ou de vos données de consommation.
Notre travail consiste à analyser cette consommation, à dimensionner l'installation et le pilotage, puis à coordonner l'installateur RGE partenaire et les démarches. Le projet peut être acheté ou loué sur 25 ans auprès de notre partenaire de financement, sans apport et maintenance incluse, sous réserve d'acceptation du dossier.
Pour commencer, lancez une simulation à partir de votre adresse. Vous verrez la puissance pertinente pour votre maison et l'ordre de grandeur des économies, avant toute décision.





